Nice autrefois

Un bref aperçu historique

Les premiers hommes dont on retrouve la trace à Nice y passent il y a 400.000 ans et sont les premiers en Europe à maitriser le feu. Ils s'installent à Terra Amata, à l'Est de la ville, près du port actuel. Un musée leur est consacré à l'emplacement même de leurs campements.

900 ans avant notre ère des Celtes arrivent, bientôt suivis par des Phocéens, les Grecs qui ont fondé la colonie qui deviendra Marseille. Ils créent ici Nikaïa sur les flancs et au pied de la colline du Chateau, un tout petit comptoir qui sert d'étape sur la route maritime entre la Grèce et Marseille. On trouve aussi des Ligures. Tout ce monde cohabite plutôt pacifiquement.

Viennent ensuite des Romains qui s'installent dans les terres, sur la colline de Cimiez. Ils y fondent une véritable ville, Cemenelum. On en voit toujours quelques ruines (arènes, bains...) et un Musée d'Archéologie situé sur place lui est consacré. A cette époque, la capitale de la province romaine des Alpes Maritimes est Embrun, aujourd'hui dans les Hautes Alpes. La cohabitation avec les Phocéens est toujours pacifique.

Chute de l'Empire Romain, invasions barbares, incursions arabes puis intégration au comté de Provence, tel est ensuite le sort de Nice jusqu'à la fin du premier millénaire.

Mais Nice est davantage tournée vers Gênes avec qui elle a d'importants échanges. Elle finit par s'allier à cette cité en 1215. La ville a depuis la chute de l'Empire Romain abandonné Cimiez et se situe sur la Colline du Chateau et dans l'actuelle  Vieille ville.

En 1388 Nice abandonne officiellement le comté de Provence et rejoint celui de Savoie dont la capitale devient Turin, aujourd'hui en Italie. Cela va entrainer des conflits, évidemment. De ce fait, elle ne sera pas Française dans les siècles suivants et suivra les vissicitudes du Duché de Savoie et du Royaume de Sardaigne. Tout au long de cette période qui va jusqu'au XIXème siècle, Nice est épisodiquement conquise par la France (sous Louis XIV, sous la révolution puis l'Empire). Napoléon Bonaparte y prend le commandement de l'armée d'Italie au début de son épopée.

Au XIX ème siècle, c'est donc le fleuve Var qui constitue au niveau de Nice la Frontière entre la France (à l'Ouest, rive droite) et le Comté de Nice, c'est à dire la Savoie (à l'Est, rive gauche).

En remerciement pour l'aide apportée par la France à l'unification italienne, Le comté de Nice est offert à la France. Ses habitants choisiront eux mêmes leur destin lors d'un vote. C'est un plébiscite et seuls 90 électeurs votent contre le rattachement à la France.

Il faut alors créer un nouveau département, les Alpes Maritimes. Comme le comté de Nice est trop petit, on va amputer le département du Var d'une partie de son territoire (Cannes, Antibes, Grasse...) pour en faire l'Ouest des Alpes Maritimes. C'est pourquoi aujourd'hui le fleuve Var ne coule plus dans le département du Var.

Pendant la deuxième guerre mondiale Nice fait d'abord partie de la zone "libre". Puis, en novembre 42 elle est d'abord occupée par les Italiens jusqu'en septembre 43. Ils sont alors remplacés par les Allemands. La ville se libère en août 1944  peu après le débarquement allié en Provence et les nazis l'abandonnent.

Nice a beaucoup grandi depuis la dernière guerre. En 1950, il n'y avait pratiquement rien à l'Ouest du Boulevard Gambetta. Aujourd'hui la ville s'étend jusqu'au fleuve et grignote petit à petit les collines.

 

 

 

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